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03/07/2015

Dio vi salve regina

pasqua

C'était très beau, le "Salve regina" Corse, dans la chapelle Saint Louis des Invalides, chanté par Marchiani et tous les autres. L'occasion de rappeler que pour tout Corse qui se respecte, la seule reine de Corse, c'est la Vierge Marie. Alors tout le reste, République, Empire, SAC, RPR, réseaux, affaires africaines, Conseil général des Hauts de Seine, etc. c'est très secondaire. Seule, peut-être, la Résistance avait été bénie par la Vierge. On s'aperçoit aussi que l'hymne national Corse peut être chanté dans une église, pas la Marseillaise. Les Corses maîtrisent l'essentiel. Reposez vous, patron, enfin.

16:38 Publié dans politique | Tags : pasqua | Lien permanent | Commentaires (1)

12/05/2015

Rencontre sur la dignité humaine

Très intéressante initiative. Saluons le courage de Sylviane Agacinski, Michel Onfray et d'autres personnalités classées à gauche. Mais constatons le début de déchirure mortelle dans le camp progressiste. Ce jour même, en effet, le lobby LGBT publie un rapport sur l'homophobie en France, affirmant sans rire que la Manif pour tous a libéré la parole homophobe (air connu) mais surtout que le gouvernement lui même, en refusant d'ouvrir la GPA et la PMA fait le jeu de ces infâmes réactionnaires, ce qui génère des persécutions lesbophobes, gayphobes, transphobes, biphobes (liste intégrale des phobes dans le rapport).

On le voit, le clash entre ces deux composantes de la gauche est inévitable. C'est l'un des symptômes de la crise aigue du monde progressiste, et ce ne sera pas le dernier. Ici, on ne se contentera pas de compter les points, mais on fera tout pour que les personnes de bonne volonté de tous les camps se rapprochent, autant que possible, autour de la défense de la dignité humaine. L'heure est à l'ouverture, la vraie, et à la compréhension des sensibilités et des histoires singulières. Comme disait Philippe de Villiers, je ne te demande pas d'où tu viens, mais je te demande où tu vas...

Pour l'arrêt immédiat de la Gestation pour autrui

 

 

28/04/2015

Poussin, l'Islam et les saintes images

Petit parcours au Louvre: L'exposition Poussin, celle consacrée à "la fabrique des saintes images", et enfin le département "arts de l'Islam".

Poussin.jpgLa peinture de Nicolas Poussin est la meilleure réponse possible à l'absurde interdit de l'Islam sur la représentation de Dieu et sur toute fabrication d'images, soit disant pour ne pas imiter l'oeuvre de Dieu. Poussin n'avait pas à répondre aux musulmans, mais plutôt au protestantisme, qui critiquait l'abondante iconographie catholique, parfois exagérée. Il prit donc une part à la contre-réforme catholique, le pinceau à la main. Il représente la grâce divine, tout augustinienne, d'une manière qui ne laisse aucune place à l'imitation réaliste de la nature.

Ses Saintes familles sont aussi des familles ordinaires, tout en étant des morceaux de l'autre monde. L'exposition sur la fabrique des saintes images retrace minutieusement le débat interne au christianisme sur ce sujet, qui trouve un point d'équilibre avec la peinture religieuse française du 17ème siècle.

Un tour du côté des pathétiques "arts de l'Islam", ce département créé artificiellement, il y a quelques années pour que les musulmans se sentent un peu chez eux aux Louvre. Ce ne sont que céramiques, moucharabiehs, arabesques, calligraphies, arts décoratifs... A quelques exception près, qui confirment la règle: essentiellement persanes et ottomanes. Il y eu peut-être des Nicolas Poussin, des Vélasquez, des Léonard, des Michel-Ange derrière ces décoration.

L'Islam mutile l'être de l'artiste, lui interdit de rendre hommage à Dieu par la transfiguration de la nature. L'âme des peintres et des sculpteurs saigne sur ces motifs géométriques, ces images toujours stylisées pour ne pas braver l'interdit barbare.

L'Islam est la prison du génie humain.

10/04/2015

Les ondes de la nuit

Cette photo est très belle. Ces jeunes filles sont charmantes. La lumière est parfaite. Et cette image a un sens. Au pied de la "Ronde de nuit", chef d'oeuvre de Rembrandt, ces jeunes filles sont plongées dans la lecture de leurs SMS et autres tweets.

Il faut rappeler que le tableau original était plus clair et représentait une scène diurne. Mais le vernis utilisé par l'artiste a noirci au fil du temps, augmentant encore le dramatique clair-obscur du tableau. Aujourd'hui, la nuit tombe sur une civilisation incapable de regarder la beauté et de saisir l'essentiel. Ces jeunes filles lumineuses sont dans l'ombre.

Remb.jpg

08/03/2015

Ma journée de la femme

J'ai entendu un plein sac de bêtises à l'occasion de la journée de la femme, notamment celle-ci, sans doute la plus belle : il faudrait remettre en cause l'éternel féminin, l'image idéale de la femme, qui sous couvert de poésie et d'hypocrite louange, pérennise en fait les préjugés patriarcaux "sexistes". Idéaliser la femme pour mieux l'asservir, en quelque sorte, tel serait le complot ourdi par les machos qui oppriment les femmes depuis la plus haute antiquité.  

dictatbeauté.jpgIl y a au moins une pierre dans le jardin de ce féminisme-là. Depuis les années soixante-dix et la libération des mœurs, l'image irréelle de la femme qui a lentement émergé dans les médias est en fait beaucoup plus cruelle, beaucoup plus frustrante que l'image idéale de la poésie et de l'amour courtois. Les stars, les top models, les femmes de la publicité, les images des magazines féminins donnent l'illusion d'être réelles. La femme de la poésie et du mythe n'a pas cette prétention.

Depuis toujours, certaines femmes se torturent l'esprit et le corps pour rester éternellement jeune et belle. Diane de Poitiers buvait des infusions d'or qui l'ont tuée. Mais aujourd'hui ce sont toutes les femmes (et pas seulement quelques courtisanes privilégiées) qui s'empoisonnent pour ressembler à ces mannequins "retouchées photoshop". C'est ce que l'on appelle la dictature de la beauté. A tort, d'ailleurs, car il faudrait parler de dictature de l'apparence. La fuite en avant sans espoir des liftings et de la chirurgie esthétique masque mal la cruelle réalité: il n'a jamais été aussi difficile, pour une femme, de ne pas être jeune et jolie. Très jeune et très jolie.

Les féministes reviendront à la charge en nous disant que les femmes, théoriquement libres, sont pratiquement conditionnées par les désirs masculins, dont il convient de les libérer.

Peut-être. Mais cela signifie que la morale judéo-chrétienne protégeait finalement mieux les femmes que cette libération asservissante. Elle fixait des règles de décence, de pudeur, de bienséance (malheureusement alourdies et durcies au XIXe siècle) qui interdisait aux femmes de rivaliser outrageusement pour conquérir les attentions masculines. Tandis que les poètes et les troubadours chantaient les louanges d'un idéal féminin bien innocent, car tout le monde savait qu'il se réaliserait jamais...